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PRIMES « VARIABLES » !

Il en manque, et beaucoup !

Surprise pour tout le monde : les montants des primes reçues ne correspondent pas à ceux qui ont été annoncés. Il manque 350€ en moyenne. Et pour la majorité d’entre nous, on est loin des 3400€ annoncés par la direction dans son Flash général.

La direction présente dans les services sa « politique sociale basée sur le partage et la création de valeur » ! Création de richesses, c’est certain, d’ailleurs on le ressent directement sur notre santé, les richesses on les crée. Mais le partage, on ne le voit pas, ou certains ont des parts tellement grosses qu’il ne reste que les miettes pour la grande majorité.

Pourquoi ?

Comment la participation a-t-elle été divisée par quatre en quatre ans ? Les managers seront chargés de relayer sagement des explications pour satisfaire notre besoin de « rationalité » ; ils vont nous donner des « raisons » ! Mais la raison principale est toujours la même et elle n’est pas avouable : l’optimisation du résultat, l’optimisation fiscale constante depuis des années !

Continental dispose d’une armée de financiers, ils se trompent dans les calculs ? Certainement pas, pour s’en convaincre il n’y a qu’à lire les résultats du groupe qui nous sont envoyés tous les trimestres. Toujours plus de millions (milliards), désendettement rapide, nouveaux rachats, dividendes en hausse, salaires faramineux des dirigeants !

Et les «accords» signés ?

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Tous les ans on a droit au cinéma sur l’accord d’intéressement qui « doit être signé par des syndicats »… on connait la chanson… Les cibles, les tableaux de suivi, les communications sur les pourcentages de réussite : « donnez-vous à fond, vous serez récompensés » ! La carotte.

Et au final, la direction rajoute les sommes qu’elle veut au cours de la négociation, elle fait signer une nouvelle fois les mêmes  (qui ne sont pas à une signature près) et enlève ensuite presque tout ce qu’elle disait rajouter !

Nous avons débrayé sur tous les sites pour que la direction sorte de sa poche quelques milliers d’euros. Elle se moque de nous.

Pour obtenir notre dû, il faudra être plus forts !

Il faut augmenter les salaires.

La participation divisée par quatre en quatre ans : cela libère des sommes qui peuvent être utilisées pour des augmentations de salaire.

A part un « forfait social » minimum, ces primes de participation et d’intéressement ne sont pas cotisées, elles n’alimentent pas notre retraite ni les caisses d’assurance chômage et maladie. Notre rémunération annuelle est donc « variable », mais aussi incomplète, il en manque sur nos cotisations (qui ne sont pas des «charges» comme disent les patrons).

Ce sont les salaires qu’il faut augmenter, et NAO ou pas, on peut revendiquer quand on veut ! Notre « rémunération annuelle » a baissé ces dernières années, chacun a pu le vérifier sur le document que la direction nous a envoyé à domicile, faisant le total de nos salaires+participation+intéressement.

Notre rémunération baisse alors que les résultats de la société sont excellents. Il ne tient qu’à nous d’obtenir un rattrapage, 300€ pour tous seraient un minimum.

Accords d’entreprise et « Loi Travail ».

La loi El Komri donne force de loi à l’accord d’entreprise ; si elle s’applique, finie la primauté de la convention collective ou du code du travail.

Dès maintenant,  la direction montre comment elle respecte les « accords d’entreprise » :

  • En 2015 elle s’engageait à 70 embauches sur l’année, et n’en réalisait que la moitié. C’était signé, juré, craché…
  • En 2016, elle s’engage sur un montant dans une négociation et change le résultat seule dans son coin ! Signé, juré, craché !

Nous avons là un aperçu de ce que nous réserve l’avenir si cette Loi Travail est appliquée, tous les aspects de la vie quotidienne au travail peuvent être re-discutés, les règles supprimées et remplacées par des engagements à géométrie variable.

Là encore seule notre mobilisation compte.

Aujourd’hui, et demain, nous devons prendre en charge nos affaires, nous mobiliser pour défendre nos salaires, nos droits !

 

MANIFESTATION jeudi 19 mai pour le retrait total de la « Loi Travail »

14h30 Compans Cafarelli

RdV Conti : 14h00 metro Basso Cambo

DÉBRAYAGE aujourd’hui lundi de 9 heures à 10 heures, Rendez-vous tous à l’entrée de l’usine du Mirail.

Nos collègues de Foix ont raison !

Depuis jeudi, toutes les équipes de Foix débrayent deux heures par poste, y compris les équipes de week-end. Ces actions sont très suivies et les lignes s’arrêtent.

Comme cela a été rapporté à notre assemblée de jeudi dernier au Mirail, les travailleurs de Foix n’acceptent pas les propositions de la direction :

– 1,3 % d’augmentation AI+AG, cela laissera un grand nombre d’entre nous à 1 % tout compris et d’autres avec moins. Nous nous appauvrissons.

– un talon à 27€ bruts, on ne le verra pas sur la paye !

– un bonus qui baisse alors que les résultats augmentent…

– pas d’engagement sur un nombre d’embauches à la hauteur des besoins… et même l’engagement de 2015 sur ce point n’est pas tenu. Plus de précarité.

 

Tous ensemble pour réclamer notre dû.

La prochaine réunion de négociation (NAO) aura lieu aujourd’hui (lundi) à 10h00 au Mirail. Le débrayage de ce matin est l’occasion de s’y mettre tous ensemble, de nous associer au mécontentement exprimé à Foix, et de remonter cette expression à la réunion.

Ce mécontentement existe dans les usines et dans les secteurs de R&D, il a au fond les mêmes causes : la politique de la direction axée uniquement sur le résultat pour augmenter les profits du groupe. L’argent est toujours disponible pour agrandir les usines, acheter des machines, ou d’autres sociétés, comme le contrôle moteur de Valeo cette année… mais il n’y a soi-disant plus d’argent quand il s’agit de donner  leur dû aux salariés !

Alors c’est le moment de nous exprimer tous ensemble,

de  montrer notre solidarité entre les différents sites, Débrayage et rassemblement

à 9h00 à l’entrée de l’usine du Mirail.