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MOTION DE SOUTIEN A JULIEN : CONTRE LE HARCELEMENT JURIDIQUE DONT IL EST L’OBJET

  • Octobre 2012: Julien CARDON, agent de production dans l’entreprise WESTAFRANCE (Groupe POUJOULAT) se syndique à la CGT
  • Novembre 2014: soucieux de porter les revendications de ses collègues (dont plusieurs se sont également syndiqués après lui), Julien sollicite un mandat de Représentant de Section Syndicale. Que son Union Locale lui confie. Dans la foulée, la direction conteste ce mandat. Inexplicablement le Tribunal d’Instance lui donne raison, malgré les preuves évidentes de l’existence d’une section syndicale CGT. Dans le même temps, la direction repousse les élections de 6 mois (dans l’espoir d’avoir assez de temps pour se débarrasser de la CGT ?) 
  • Janvier 2015: Entretien préalable… Julien est mis à pied trois jours.
  • Avril 2015: Elections. Julien conduit la liste CGT. Il est élu.  La CFTC disparaît de la D.U.P.
  • Octobre 2015: Nouvel entretien préalable. Demande d’autorisation de licenciement pour des faits non avérés et notoirement futiles.
  • Décembre 2015: l’inspection du travail refuse le licenciement.
  • Juillet 2016: après recours hiérarchique introduit par une direction revancharde, le Ministère refuse à son tour le licenciement.
  • Novembre 2016: Nous apprenons que WestaFrance conteste la décision du Ministère du Travail.

Trop c’est trop ! Julien est un ouvrier, père de famille, qui ne demande qu’à travailler et faire valoir les droits des travailleurs !

Nous, soussignés, exigeons auprès des dirigeants de WestaFrance l’abandon de la procédure engagée par eux contre la décision du Ministère du Travail

Communiqué du Comité de lutte des travailleurs de Continental Clairoix

La direction Continental veut se venger sur 3 porte-parole

Nous ne laisserons pas nos camarades être pris en otages

La direction de Continental, à la suite de sa défaite juridique en juillet dernier devant la cour de cassation, a fait savoir qu’elle entendait se  désister de toutes ses instances juridiques pour quelques 800 ex-salariés de Clairoix : cela veut dire qu’elle n’irait pas devant la cour de renvoi de Douai, qu’elle devrait abandonner tous les appels des jugements des prud’hommes de Compiègne et qu’elle devrait leur payer ce qu’elle doit.

Mais la direction de Continental a décidé de faire une exception de taille : elle veut mener jusqu’au bout les procédures contre nos trois porte-parole : Pierre Sommé, Jean Claude Lemaître, Xavier Mathieu qui, eux, par suite de leur situation de représentants du personnel CGT et CGT-FO n’avaient pas encore été jugés, et dont le procès devrait du coup s’ouvrir le 18 novembre à Compiègne.

Il s’agit d’une décision mûrement réfléchie de la part de la direction internationale du groupe Continental AG, car le 5 novembre dernier le président du directoire Elmar Degenhardt, conjointement au chef de la division pneumatique Nikolaï Setzer, qui siègent à Hanovre, ont été saisi du problème par le Comité de lutte des travailleurs de Continental Clairoix, qui a protesté contre cette basse vengeance. A ce jour il n’y a aucune réponse officielle de la direction de Continental. Par un canal indirect, elle fait savoir sa volonté de ne pas se soumettre à ce qui découle des décisions de justice déjà rendues. Voilà la hargne de ce groupe multimilliardaire étalée au grand jour.

Même si Continental est sûr de perdre à la fin, puisque tous les jugements des prud’hommes de Compiègne, de la cour d’appel d’Amiens, du Conseil  d’Etat et de la Cour de cassation l’ont condamnée, la direction du groupe veut faire payer à sa façon à ces trois camarades ses échecs face à la mobilisation des travailleurs de Continental. Elle veut reporter de plusieurs années, grâce aux procédures qu’elle entend mettre en route,  le paiement de ce qu’elle leur doit. Pour certains d’entre eux, c’est une situation dramatique qui résulte de leur engagement dans le combat pour les droits de tous.

L’attitude de Continental est répugnante et odieuse. En se vengeant de la sorte sur trois de nos  porte-parole les plus en vue, elle veut se venger des reculs qui lui ont été imposés. Elle veut montrer qu’elle reste acharnée à combattre jusqu’au bout les droits des  travailleurs en affichant tout son mépris à leur égard. Cette provocation est certes un geste dirigé contre tous les travailleurs de Continental, mais vue la puissance de ce groupe et de ses 210 000 salariés dans le monde, il est dirigé aussi contre tous les travailleurs. C’est une leçon de chose pour tous les travailleurs : la nécessité d’avoir la même hargne à défendre nos droits et les nôtres quand ils sont attaqués.

Le comité de lutte en appelle à la condamnation la plus ferme de l’attitude de Continental et à la solidarité la plus large des travailleurs et de leurs organisations aux côtés de ceux contre qui elle s’acharne.

 

Tous ensemble pour faire respecter les droits de tous !

 

le Comité de lutte des travailleurs de Continental-Clairoix